Pourquoi le konjac est interdit en france ?

25/01/2026

Adrien Royer

On lit partout que le konjac serait interdit en France, et la confusion s’installe. Ce tubercule asiatique riche en fibres a pourtant envahi rayons diététiques et recettes minceur. Alors, interdit ou pas, et pour quelles raisons certaines formes le sont-elles réellement ? Voici un point clair, sourcé par les faits, pour consommer en sécurité ou choisir des alternatives adaptées.

💡 À retenir

  • Le konjac n’est pas totalement interdit en France. Seuls les mini-bonbons gélifiés au konjac sont interdits pour risque d’étouffement ; les autres usages restent autorisés et encadrés.
  • Le konjac contient du glucomannane, une fibre soluble.
  • Des cas d’étouffement ont été rapportés avec des produits à base de konjac.
  • L’ANSES a émis des recommandations sur la consommation de konjac.

Qu’est-ce que le konjac ?

Le konjac est une plante originaire d’Asie du Sud-Est (Amorphophallus konjac). On consomme son bulbe sous forme de farine, de gel ou de pâtes appelées shirataki. Sa particularité tient à sa teneur exceptionnelle en glucomannane, une fibre soluble qui capte l’eau et crée une texture gélifiée. Au final, des produits très pauvres en calories et en glucides, prisés dans les régimes à faible densité énergétique.

Dans l’assiette, on rencontre le konjac sous trois formes courantes : les shirataki (pâtes translucides), le bloc de konnyaku (gel ferme à trancher) et la poudre de glucomannane utilisée pour épaissir ou enrichir en fibres. Cette fibre peut absorber jusqu’à 50 fois son poids en eau, ce qui augmente le volume dans l’estomac et réduit la sensation de faim. C’est aussi cette propriété qui explique une partie des précautions à prendre.

Historique du konjac

Présent depuis des siècles dans les cuisines japonaise et chinoise, le konjac s’est démocratisé en Europe dans les années 2000 avec la montée des régimes “low carb”. L’expression “konjac interdit en france” a commencé à circuler au fil des campagnes marketing, souvent par amalgame entre une interdiction ciblée et l’ensemble des produits. D’où la nécessité de distinguer clairement les usages autorisés des produits proscrits.

Pourquoi le konjac est-il interdit en France ?

La formule “konjac interdit en france” prête à confusion. En réalité, ce ne sont pas tous les aliments ou ingrédients à base de konjac qui sont interdits. La restriction vise un type très précis de confiseries : les mini-bonbons gélifiés au konjac présentés en petites “cups” à avaler d’un coup. Leur texture ne fond pas en bouche comme une gelée classique et a causé des accidents d’étouffement, en particulier chez les enfants. Ces mini-cups sont donc prohibées.

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En dehors de ce cas, le konjac est autorisé en tant qu’ingrédient alimentaire ou additif. Le glucomannane de konjac est référencé comme additif E425, avec des usages encadrés. Les shirataki, les blocs de konnyaku et les recettes qui en contiennent peuvent être vendus légalement, dès lors que l’étiquetage et les conditions d’utilisation respectent la réglementation en vigueur.

Réglementations en France

Pour bien comprendre, retenez la logique suivante :

  • Interdit : les mini-bonbons gélifiés au konjac en “mini-cups” à avaler d’un coup, en raison d’un risque élevé d’obstruction des voies respiratoires.
  • Autorisé et encadré : le konjac en nouilles shirataki, bloc konnyaku, poudre de glucomannane (E425) dans certaines catégories d’aliments, avec des règles d’étiquetage précises.
  • Compléments alimentaires : possibles, mais avec des précautions d’emploi, notamment une consommation avec un grand verre d’eau et des avertissements pour les publics à risque.

L’ANSES a partagé des recommandations sur la consommation de konjac, en rappelant notamment les précautions pour les personnes souffrant de troubles de déglutition et l’importance de l’hydratation lors de la prise de produits enrichis en glucomannane. Quand vous voyez “konjac interdit en france” dans un titre, il s’agit donc la plupart du temps d’une simplification abusive de cette réglementation ciblée.

Résumé des points clés

Ce n’est pas le konjac en tant qu’aliment qui est banni, mais un format de confiserie à risque. Le reste est permis, à condition de respecter les usages autorisés et de suivre les consignes de sécurité indiquées sur l’étiquette.

Dangers associés au konjac

Dangers associés au konjac

Les risques liés au konjac découlent directement de ses propriétés gélifiantes et de la forte viscosité de sa fibre. Les accidents d’étouffement se sont principalement produits avec les mini-bonbons gélifiés au konjac en “cup”. La gelée, compacte et élastique, peut bloquer les voies respiratoires si elle est avalée d’un seul coup. Ce danger a justifié l’interdiction de ces confiseries. Des cas plus rares ont été signalés avec des compléments si la prise ne s’accompagne pas d’eau suffisante.

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Le glucomannane gonfle en présence d’eau : il peut donc provoquer ballonnements, inconfort digestif, voire, dans des conditions extrêmes, une occlusion si la quantité ingérée est élevée et l’hydratation insuffisante. C’est également une fibre très viscose, capable de ralentir l’absorption de certains nutriments et médicaments. Par prudence, séparez la prise de glucomannane de celle de vos traitements en laissant un intervalle d’au moins deux heures.

Risques pour la santé

  • Étouffement : principalement avec les mini-cups de gelée de konjac ; risque accru chez les enfants et les personnes ayant des troubles de déglutition.
  • Inconfort digestif : ballonnements, gaz, diarrhée ou constipation si la consommation est excessive ou sans eau.
  • Interactions potentielles : la fibre peut réduire l’absorption de certains médicaments pris simultanément.
  • Hypoglycémie légère : possible chez des personnes très sensibles, car la fibre ralentit l’absorption glucidique.

Conseils concrets pour limiter les risques :

  • Respectez des doses raisonnables de glucomannane, souvent autour de 3 g/jour maximum en complément, répartis avant les repas, toujours avec un grand verre d’eau.
  • Ne donnez pas de produits de type gelée de konjac aux jeunes enfants et évitez tout format “bouchée unique”.
  • Pour les shirataki, rincez et poêlez quelques minutes pour améliorer texture, digestibilité et goût.
  • Si vous avez un antécédent de troubles de déglutition ou de chirurgie digestive, demandez l’avis d’un professionnel de santé.

Plutôt que de se fier au raccourci “konjac interdit en france”, le bon réflexe consiste à identifier précisément le produit, à vérifier l’étiquetage et à suivre les précautions d’usage.

Alternatives au konjac

Vous aimez l’idée d’un aliment rassasiant et pauvre en calories, mais vous souhaitez éviter le konjac ou certains de ses formats ? Plusieurs options existent, avec des textures et usages différents en cuisine. Le bon choix dépendra de votre objectif : épaissir, gélifier, remplacer des pâtes, ou augmenter l’apport en fibres.

Pour remplacer l’effet coupe-faim du glucomannane, orientez-vous vers des fibres solubles douces comme le psyllium blond. Pour une texture gel, l’agar-agar ou la pectine offrent une alternative pratique. Et pour substituer des pâtes, pensez aux “zoodles” de courgette, aux tagliatelles de concombre ou aux nouilles de cœurs de palmier.

A propos de l'auteur : Adrien Royer

Je m'appelle Adrien Royer et je suis passionné de cuisine. Sur mon blog, je partage des recettes inspirantes et des astuces pratiques pour rendre la cuisine accessible à tous. Rejoignez-moi dans cette aventure gourmande !

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