Vous avez ouvert une pastèque et elle s’est mise à mousser, avec une odeur un peu étrange et des bulles qui remontent. Ça surprend, et ça peut faire peur. Ce phénomène est souvent lié à une fermentation interne qui transforme le fruit en mini-soda naturel. Voici ce qu’il faut savoir pour reconnaître une pasteque qui mousse, comprendre pourquoi ça arrive, éviter les risques et réagir sereinement.
💡 À retenir
- 1 pastèque sur 1000 peut exploser en raison de la fermentation.
- Les conditions de stockage inappropriées augmentent le risque de fermentation.
- Les symptômes visibles de la pastèque qui mousse incluent une odeur suspecte et des bulles.
Qu’est-ce que la pastèque qui mousse ?
La pasteque qui mousse désigne une pastèque dont la chair libère des bulles et une écume, souvent accompagnées d’une odeur acidulée. Ce comportement est le signe d’une activité microbienne active qui produit gaz et liquides, un peu comme un jus en train de pétiller.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une fermentation interne provoquée par des levures ou des bactéries qui se sont développées dans la chair sucrée du fruit. Cette fermentation génère du gaz carbonique qui s’accumule sous la peau, et peut parfois créer une pression importante. On peut aussi entendre un léger « pschitt » à l’ouverture, signe que le gaz s’échappe.
Causes de la pastèque qui mousse
La pasteque qui mousse apparaît quand des micro-organismes trouvent les bonnes conditions pour se multiplier. Une blessure de la peau, une fissure invisible, un fruit déjà abîmé à la récolte ou pendant le transport, et le processus peut démarrer. Plus la pastèque est sucrée et mûre, plus le « carburant » pour les levures est disponible.
Pour vous aider à visualiser les techniques, voici une vidéo explicative :
La chaleur et le temps jouent un rôle clé. Des températures modérées et constantes, par exemple entre 20 et 30 °C, favorisent l’activité microbienne. Un stockage prolongé dans un coffre de voiture ou sur un balcon en plein soleil accélère le phénomène. Un choc thermique entre un environnement très chaud et un réfrigérateur mal réglé peut aussi fragiliser la chair.
Phénomène de fermentation
Lors d’une fermentation, des levures transforment les sucres naturels de la pastèque en alcool et en dioxyde de carbone. Le CO₂ se dissout partiellement puis forme des bulles qui remontent quand on coupe le fruit, d’où l’écume visible. Le liquide peut paraître visqueux, la texture devenir spongieuse, et la couleur tirer vers le translucide par endroits.
Chez une pastèque fermée, le gaz peut s’accumuler. La surface se tend, la peau semble bombée, et au moment de l’ouverture, un flux mousseux peut jaillir. Dans des cas extrêmes, la pression interne devient telle que la pastèque se fissure d’elle-même.
Conditions de stockage
Certains contextes boostent clairement le risque de fermentation. Voici des situations typiques à éviter et des exemples concrets rencontrés en cuisine ou pendant le transport :
- Pastèque posée au soleil sur un plan de travail pendant des heures en été.
- Fruit resté dans un coffre de voiture un après-midi entier, puis déplacé dans un frigo trop chaud.
- Pastèque déjà entamée laissée à température ambiante plus de 2 heures.
- Réfrigérateur au-dessus de 4 °C ou trop chargé, ce qui ralentit le refroidissement.
- Chocs et microfissures durant le transport qui ouvrent une porte d’entrée aux microbes.
Dangers liés à la pastèque qui mousse

Le premier risque est sanitaire. Une pasteque qui mousse peut contenir des micro-organismes indésirables, et certaines souches de bactéries ou levures peuvent rendre malade. Les toxi-infections d’origine alimentaire surviennent surtout si le fruit a été laissé au chaud ou si la contamination est importante.
Il existe aussi un risque mécanique. La fermentation génère des gaz qui peuvent augmenter la pression interne. Une pastèque peut alors se fendre violemment. Des rapports indiquent qu’environ 1 sur 1000 peut carrément exploser quand le processus est avancé, ce qui surprend et peut blesser si on se trouve tout près.
Risques pour la santé
Les symptômes possibles d’une intoxication alimentaire incluent nausées, vomissements, diarrhées, crampes abdominales et parfois fièvre. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. L’alcool produit par fermentation est généralement faible, mais ce n’est pas lui le vrai problème. Les agents pathogènes potentiels le sont.
- Ne vous fiez pas uniquement à l’apparence. Une odeur suspecte, acide ou piquante, des bulles et une mousse sont des signes d’alerte.
- Évitez le test « une petite bouchée pour voir ». Une seule dégustation peut suffire à déclencher des troubles.
- Si le fruit est gonflé, bombé ou qu’il « respire » en appuyant, éloignez-le du visage et manipulez-le avec prudence.
Conseils pour éviter la fermentation
Tout commence au moment de l’achat. Choisissez une pastèque à la peau lisse, sans fissures ni taches molles, avec une tache de champ jaune crème et une sonorité pleine quand on tapote. Évitez les fruits qui suintent ou dégagent une odeur vinaigrée. Privilégiez un achat proche de la consommation pour limiter le temps de stockage.
À la maison, conservez la pastèque entière dans un endroit frais, sec et ventilé. Une fois coupée, placez-la rapidement au réfrigérateur, idéalement à 4 °C, dans un récipient propre. Consommez les morceaux dans les 2 à 3 jours. Évitez de laisser des tranches à température ambiante plus de 2 heures, surtout l’été ou en cuisine chauffée.
Solutions pratiques
- Réglez le frigo et vérifiez-le avec un thermomètre alimentaire pour rester à 4 °C ou moins.
- Transportez la pastèque dans une glacière si le trajet dépasse 30 minutes par temps chaud.
- Lavez le fruit juste avant de le couper, pas avant le stockage prolongé, pour limiter l’humidité sur la peau.
- Désinfectez planches et couteaux après usage pour éviter la recontamination croisée.
- Rangez les morceaux dans un récipient propre et sec, et ne les tassez pas pour préserver la texture.
Que faire si vous trouvez une pastèque qui mousse ?
Si vous remarquez une pasteque qui mousse avec odeur acide et bulles, ne la goûtez pas. Évaluez-la à distance, sans approcher le visage. Si la peau est tendue ou bombée, évitez de la couper pour ne pas déclencher un jaillissement pressurisé. Placez le fruit dans un évier ou, mieux, à l’extérieur pour limiter les dégâts.
Pour visualiser clairement les signes qui doivent vous alerter et savoir quand jeter sans hésiter, cette courte vidéo est très parlante.